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lundi 10 mai 2010

Finales européennes : acte 1, Europa League .



Riches en émotions footballistiques, les deux premières semaines de mai ont vues l'Olympique de Marseille reconquérir le championnat de France après 18 ans de disette, le Bayern de Munich prendre sa revanche sur Wolfsburg et Chelsea mettre fin à l'hégémonie de Manchester United en Premiership. Si l'issue des championnats italien et espagnol est encore indécise et laisse présager deux belles dernières journées, les deux titres européens restent eux aussi à pourvoir. Ex coupe de l'UEFA, la toute nouvelle Europa League connaîtra mercredi soir son premier lauréat. Il s'agira soit des londoniens de Fulham, soit des espagnols de l'Atletico Madrid. Souvent délaissée par les téléspectateurs, parfois de manière assez injuste, la C3 nous réserve une finale comme on les aime entre deux clubs aux palmarès continentaux quasi vierges. Focus sur le premier acte de ces finales européennes.
Pour ceux qui ne le savaient pas encore, les cottagers de Fulham seront bel et bien en finale de cette Europa League et ce rappel n'est en rien un reproche, car si la place des londoniens en finale ne doit rien au hasard, ils n'ont fait que très peu parler d'eux. Cela est sans doute dû à l'aspect anti-galactique d'une équipe dont les joueurs cadres se nomment Bobby Zamora, Simon Davies ou encore Mark Schwarzer. Cependant, les fins connaisseurs de ballon rond s'empresseront de vous dire que depuis leur accession à l'élite en 2001, les londoniens ne cessent d'accrocher les membres du Big Four en proposant une défense sérieuse, une attaque inspirée et une grinta à toute épreuve, devenant ainsi un des arbitres majeurs de la lutte pour le titre outre-Manche. Autre argument de poids en faveur des cottagers, leur parcours de qualité. Pour arriver jusqu'en finale, ils ont dû venir à bout de Wolfsburg, la Juventus, puis Hambourg, ville hôte de cette finale au cours d'une demi-finale épique et grâce à un but somptueux de Simon Davies. D'ailleurs, il est fort probable que si Messi avait mis ce but, il aurait squatté la page d'accueil de youtube pendant plusieurs semaines (la rédaction invite ici subtilement les amateurs de beau jeu à se délecter de ce magnifique but ici même http://www.youtube.com/watch?v=CkvrZBcwep4).

Toutefois, le scénario de la demi-finale opposant Liverpool à l'Atletico n'a rien à envier à celui que nous évoquions précédemment. Menés 2-0 lors des prolongations, les madrilènes ont réussi à réduire le score grâce au serial buteur Diego Forlan, validant ainsi leur billet pour l'Allemagne après 120 minutes d'une âpre lutte. Si ils sont bien plus médiatisés que leurs adversaires en finale, Los Colchoneros le doivent en partie à leur armada offensive. L'équipe entrainée par Quique Sanchez Flores possède sans aucun doute l'une des escouades d'attaquants les plus impressionantes d'Europe, et il y aurait fort à parier que si sa défense n'était ne serait-ce que correcte, ils joueraient dans la cour des grands. L'enfant de Montevideo Diego Forlan, futur adversaire des bleus à la coupe du monde et double soulier d'or (meilleur buteur européen) rêve de redorer le blason d'un club mythique mais quelque peu déchu. L'Atletico de Madrid qui n'a plus rien gagné depuis 1996 doit profiter de sa génération de surdoués (Aguero, Simao, Reyes ...) pour rajouter une ligne à son palmarès et ramener en terre ibérique, un trophée qui boude l'Espagne depuis 2 ans.
Vous l'aurez compris, l'Atletico possède un effectif bien plus séduisant que celui des londoniens , ainsi qu'une expérience plus importante du haut niveau et partent donc favoris. Mais Fulham devrait vendre chèrement sa peau et poser bien des problèmes aux espagnols. Atletico-Fulham ou une réelle opposition entre le bling-bling/terroir. Une bien belle préface au merveilleux ballet annuel de la ligue des champions.

lundi 19 avril 2010

UEFA Champions League : demi-finales, acte 1


Année de Mondial oblige, le dernier carré de la coupe aux grandes oreilles fait moins de bruit que d'accoutumée. Pourtant, pour la première fois depuis la saison 2002-2003 et la victoire du Milan A.C sur la Juventus, aucun club anglais ne figure à ce stade de la compétition. Autre exception et pas des moindres, on retrouve un club français en demi-finale de la plus prestigieuse des coupes, de quoi vendre du rêve aux supporters rhodaniens. Quand les plus pragmatiques rêvent d'atteindre la finale comme les monégasques lors de la saison 2003-2004, les plus optimistes eux, se voient d'ores et déjà en successeur du grand Marseille de 1993. Si ces demi-finales devraient en faire saliver plus d'un, l'encre ne coule pas à foison dans les colonnes de la presse nationale qui préfère s'attarder sur la balade phocéenne en Ligue 1 ou encore sur le retour de l'extraterrestre Nadal sur la terre battue de Monte-Carlo. La rédaction de l'information pour les nuls rectifie le tir et s'attarde sur le premier volet de ces demi-finales européennes.


Bayern de Munich - Olympique Lyonnais


Le duel entre les deux clubs a commencé en fin de semaine dernière sur le terrain favori de Jean-Michel Aulas, président lyonnais, le terrain médiatique. Sauf que ce sont les bavarois via leurs émissaires français Bixente Lizarazu et Willy Sagnol qui ont dégainé les premiers. Tradition oblige, le basque s'est empressé de conseiller aux dirigeants bavarois via le quotidien sportif allemand Bild, le recrutement des lyonnais Aly Cissokho et Hugo Lloris, probable successeur d'Oliver Kahn, le charisme en moins.

Toutefois, les allemands sont aussi capables de mettre la pressions aux lyonnais via leurs préstations sur le terrain, le vrai, en étrillant Hanovre 7-0 en Bundesliga, démontrant ainsi par leur qualité de jeu que l'élimination de l'ogre Manchester United au tour précédent était tout sauf un hasard. Triplé de Robben, doublé d'Olic et de Muller, Ribéry au repos, une première place en championnat, tout les voyants sont au vert pour ce Bayern retrouvé à l'aube de cette demi-finale à l'Allianz Arena. Seul bémol, les allemands semblent parfois trop dépendant des éclairs de génies de ses ailiers, Ribéry un peu, Robben surtout. Le hollandais héros de la qualification face à la Fiorentina et aux mancuniens.

Quid des rhodaniens? Ils sortent d'une véritable guerre des tranchées au stade Chaban-Delmas mais semblent avoir gardé des forces pour cette énième joute européenne. Forts de leur brillant parcours, ce sont des lyonnais en confiance qui joueront mercredi soir, après une longue traversée de l'Europe en car. Soyez prévenus, en cas de débacle lyonnaise, nul doute que l'excuse du nuage de cendres sera mentionnée par Monsieur Aulas. Autre souci pour la garde rhodanienne, la probable convalescence de Lisandro, pièce maîtresse du dispositif de Claude Puel, victime d'un coup à la cheville face aux bordelais.

Le match s'annonce équilibré, mais le Bayern semble solide à domicile. De plus, les allemands ne sont pas novices à ce stade de la compétition, contrairement aux lyonnais.


La clé du match : les duels Cissokho-Robben et Réveillère-Ribéry
la blessure de Lisandro


Le pronostic de la rédaction : 1-0


Inter de Milan - F.C Barcelone


Cela faisait un sacré bout de temps que l'on avait pas vu l'Inter à ce niveau de la compétition. Pour fêter ce retour au premier plan, José Mourinho et ses hommes seront opposés aux tenants du titre et meilleur collectif du monde: le Barca.

Toutes les conditions sont réunies pour que ce match soit une finale avant l'heure. En effet, si tout pronostic paraît prématuré quant à l'issue d'une éventuelle finale, il est évident que l'équipe qui saura tirer son épingle du jeu entre ces deux cadors européens partira avec un avantage certain sur le vainqueur de l'autre demi-finale. Sans remettre en cause les succès du Bayern contre Manchester ou la Fiorentina, ni ceux de Lyon contre le Réal et Bordeaux, le Barca et l'Inter ne semblent pas boxer dans la même catégorie. Même si l'Inter est actuellement bousculée par la Roma en championnat, la qualité intrinsèque de l'effectif milanais et la patte de José Mourinho font des nerazzurri un réel prétendant au titre. Et que dire des catalans, emmenés par un Léo Messi possédant un Cristiano Ronaldo dans chaque doigt de pieds ainsi que par un Pep Guardiola assoifé de victoire.


Quelle issue pour ce match ?


Etouffés en poule par la maîtrise collective des catalans, l'Inter semblait incapable d'exister face aux Blaugranas. Cependant c'est un tout autre Inter qui se présentra à San Siro ce mardi. Avec un collectif retrouvé, l'Inter fait à nouveau mal à ses adversaires et sa place de dauphin en championnat ne doit pas inquiéter quand on sait que le président Massimo Moratti fait de la C1 son objectif prioritaire. Enfin, même décrié, même si vous lecteurs, ne l'aimez pas, José Mourinho demeure le seul entraineur capable de faire déjouer réellement une équipe.


Peut on faire déjouer le Barca ?


Quand on est amateur de football, on est amateur du Barca ou on est de mauvaise foi. Intrinsèquement, aucune équipe ne tient la comparaison face aux catalans. La capacité de cette équipe à sortir de grands match quand il le faut fait trembler les supporters milanais.


Nous aurons donc un duel au sommet entre ces deux ténors du football européen et si celui-ci s'annonce équilibré, la rédaction s'est déjà fait son avis. Le Barca en Champions League, c'est un peu comme Nadal à Monte-Carlo, ça ne perd pas.


La clé du match : le plan tactique de Mourinho
Lionel Messi
les kilomètres en car des catalans


Le pronostic de la rédaction : 1-2